LA FOI

Je parlais à une amie hier et elle m’a avoué quelque chose qui n’était pas facile à partager. Elle m’a dit que certaines situations récentes l’ont poussé à se poser des questions et à douter de sa foi en Dieu. J’ai souri et je l’ai félicité de partager de telles pensées personnelles avec moi, étant donné que la religion et l’existence de Dieu sont des concepts qui ne m’intéressent guère. Je l’ai ensuite félicité d’avoir des doutes sur sa foi et elle a été estomaquée.

L’un des pilliers de la foi est le doute, et probablement autant que la certitude. Si cette dernière est absolue, alors le fanatisme prend le dessus et, soyons francs, il n’existe rien de plus dangereux que le fanatisme. Être sûr d’une manière absolue mène à la catastrophe car, une fois qu’on est sûr de quelque chose, on ne se pose plus de questions. On se contente de prendre les concepts au premier degré et on écarte la possibilité d’avoir tort. Personnellement, je ne fais aucunement confiance aux fanatiques dans n’importe quel domaine. Le fanatisme amène une fermeture d’esprit. Les fanatiques sont, au mieux, étroits d’esprit, ce qui en soit, est tout aussi mauvais que la fermeture d’esprit ! D’autre part, la foi, surtout religieuse, exige qu’on adhère complètement aux préceptes de ladite religion, sans poser de questions.

Je vois déjà des personnes qui froncent les sourcils et se dire « mais de quoi il parle cet athée ? Il va nous donner des leçons sur la foi ? ». Je n’ai pas de leçons à donner, je vous rassure, je ne fais que partager un avis. Je dois avouer que ceux qui pensent ainsi n’ont pas totalement tort. Cependant, la foi est semblable à tout autre sentiment humain ; la foi n’est pas statique, ni pure, ni constante car elle n’est pas parfaite. La foi est comme l’amour, la confiance, l’honnêteté, l’amitié, etc. Tous ces sentiments fluctuent dans le temps, ils changent, ils évoluent, ils ne sont jamais constants et ils sont testés souvent, pour ne pas dire régulièrement ou quotidiennement.

Ce n’est pas la première conversation que j’ai eue avec une personne pieuse et pratiquante. Par ailleurs, le fait que la foi de mon amie fut testée, est une preuve que la personne n’est pas une fanatique, et surtout qu’elle garde sa capacité de penser et de se poser des questions sur l’état actuel de sa vie et de ses croyances. Le doute est bon. Le doute permanent, en revanche, est un cancer qui ronge l’esprit. Il est facile de proclamer sa foi quand tout va bien. Mais quand le vent change de direction, alors là, les choses changent irrévocablement.

Il n’existe pas un seul croyant qui puisse affirmer, hors de tout doute, que sa foi n’a jamais été testée, pour ne pas dire ébranlée. Je connais des gens qui ont abandonné leur foi après avoir traversé des périodes extrêmement difficiles. Je ne les juge pas. Je les comprends même. La vie est ainsi faite ; elle est remplie de moments durs, d’horreur parfois.

Permettez-moi de vous donner un exemple extrême : Si un enfant meurt, et que ses parents sont croyants, qu’arrive-t-il à leur foi ? Vous pensez que cette dernière ne sera point ébranlée ? Pensez-vous que les parents vont hausser les épaules et proclamer leur foi ? Non. Ils vont très probablement perdre leur foi temporairement ou d’une manière permanente. Une telle épreuve est quasi-impossible à surmonter et la foi sera testée, chaque instant que lesdits parents seront vivants. Il ne nous revient pas de les juger et encore moins condamner ces parents-là. Et que dire quand une personne est violée, tuée, maltraitée physiquement et mentalement ? Que dire quand on a une maladie dégénérative ou un cancer ou quand un accident nous laisse infirme ? Dur de garder sa foi intacte dans des situations pareilles.

La foi doit être mise à l’épreuve. La foi doit subir des tests. À la fin, la foi en sortira renforcée ou anéantie. Ainsi va la vie. Mon amie m’a parlé de sa foi et j’étais ravi qu’elle en arrive là. Elle ne se pensait pas digne des bénédictions que Dieu lui aurait offertes. Mon amie, dans toute son humilité me disait qu’elle n’était pas à la hauteur des bénédictions car elle pêche. « Comme le reste de l’humanité » lui ai-je répondu. Ne sommes-nous pas des êtres imparfaits ? Que je sache mon amie est une personne bien, remplie de bonté et aux dernières nouvelles, je pensais que c’est le Tout-Puissant qui a le dernier mot et qui dispose. Penser ou essayer de décoder les plans de l’Éternel ne sert absolument à rien, à mon humble avis. Je lui ai suggéré de continuer à vivre sa vie dignement et noblement tout en lui rappelant que sa foi sera encore testée sans aucun doute.

C’est là que réside l’un des pilliers de la foi ; le doute.

Si vous avez la foi, attendez-vous à que cette dernière vous torture l’esprit à cause des péripéties de la vie. Si vous doutez de votre foi, ne paniquez pas. Dites-vous que cela est un énième test, qui vise à renforcer votre foi. Dites-vous que vous êtes un être normal, un être qui est capable encore d’utiliser ses capacités cognitives et penser. Dites-vous que vous n’êtes pas un sociopathe ou un psychopathe. La foi n’est pas différente du reste des sentiments humains qui résident dans notre cœur et notre âme.

Ainsi est la foi, elle n’est pas parfaite. Sachez qu’elle sera testée. Pour finir, ça va être à vous de décider si votre foi sera renforcée ou diminuée. Le choix vous appartient.

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

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