NARCISSE

Parlons un peu du fameux personnage de la mythologie grecque dont le nom est la racine du trouble de la personnalité narcissique. Ce trouble se « manifeste par le besoin excessif d’être admiré et par un manque d’empathie » selon Wikipédia. Nous connaissons tous au moins une personne qui possède certains symptômes de ce trouble de la personnalité. Les symptômes incluent la mégalomanie, les fantasmes d’exceptionnalisme, un besoin infini d’être admiré, une jalousie extrême et la certitude que les autres sont jaloux de la personne en question, etc. Google pourrait vous donner plus d’informations sur cette maladie mentale.

L’histoire du pauvre Narcisse est décrite dans les textes de la mythologie grecque. Il était un homme d’une beauté époustouflante, et il attirait hommes et femmes, ce qui en soit, était, est et sera toujours un vrai exploit. Il était un mélange savamment dosé de Denzel Washington et de Brad Pitt de la Grèce antique, on va dire. Cependant, Narcisse, imbu de lui-même et ayant l’arrogance comme armure, était insensible aux avances et il n’hésitait pas à rejeter tout prétendant qui osait l’approcher. Qui plus est, Narcisse rejetait tout le monde avec un dédain évident tout en prenant un malin plaisir à leur dire qu’il n’était pas intéressé. Il rejeta même une nymphe du nom d’Écho, qui avait comme devoir de faire du bruit quand Zeus, le dieu suprême de l’Olympe, s’échappait et allait faire l’amour aux autres nymphes. Echo tomba amoureuse de Narcisse qui la rejeta sans ménagement et elle fut tellement meurtrie qu’elle se transforma en pierre. Ne pouvant plus faire le bruit nécessaire pour couvrir le son des infidélités de Zeus, la femme de ce dernier, Héra, découvrit le stratagème de son mari, et par pur esprit vengeur, elle tua quelques nymphes pour qu’elles servent d’exemple.  

Cependant, Echo, avant de mourir, souhaita à Narcisse qu’il ressente un jour sa peine, ce chagrin qui emplit tout cœur lorsqu’une personne est rejetée. Narcisse s’empressa de ricaner et il partit en riant, étant sûr qu’un tel incident ne se produirait jamais.  

Quelque temps après, un beau jour d’été, Narcisse, fatigué après une longue journée de chasse, vit un lac et décida d’aller se désaltérer. Avant de toucher l’eau limpide qui formait une couche paisible et immobile, il vit son reflet dans l’eau et tomba fou amoureux de la personne qu’il voyait. Comment ne pas aimer une personne avec une beauté aussi unique que celle de Narcisse ? Toutefois, vu qu’il tomba amoureux de son propre reflet, il se retrouvait dans la situation inédite de ne pas pouvoir être avec cette personne. Il était impossible d’être avec son reflet et le pauvre Narcisse mourut d’une peine d’amour, quelque temps plus tard.

Morale de l’histoire : l’amour extrême de soi ne mène à rien de bon.

Nous connaissons tous des personnes semblent s’admirer et qui en parlent ouvertement. Nous connaissons tous des gens qui parlent toujours à la première personne du singulier. Le fameux « je » ne quitte jamais leur vocabulaire, pour ne pas dire que c’est le premier mot auquel ils pensent chaque fois qu’ils ouvrent la bouche. Ils parlent souvent d’eux en disant « j’ai, je sais, j’ai fait, je possède, je suis, je veux, je vais, etc. », la liste est longue.

Nous connaissons tous des gens qui n’arrêtent pas de parler de leurs accomplissements, réels ou imaginaires. Nous connaissons tous ces menteurs compulsifs qui se sentent obligés de prouver aux autres qu’ils sont meilleurs, qu’ils ont toujours plus, qu’ils sont spéciaux, qu’ils ne sont pas comme les autres par leur apparence, actifs, gestes, paroles, etc. Ils inventent des histoires entières pour que leur égo puisse rayonner. Il y a un gars que je connais, qui parle de son salaire à la moindre occasion, même si la conversation dans laquelle il est engagé ne concerne aucunement les salaires. Il trouve toujours un moyen de faufiler son salaire dans la conversation. Ce fut pathétique les deux premières fois mais aujourd’hui, c’est drôle. Et vu que le ridicule ne tue pas, il se promène toujours en parlant de son salaire.

Personnellement, j’ai une aversion extrême pour ces personnes-là. Je comprends qu’il s’agit d’une maladie qui est ancrée dans leur esprit mais je sais combien leurs actions et paroles peuvent être nuisibles. Je me retrouve ainsi à me méfier des gens qui parlent toujours d’eux-mêmes à la moindre occasion, ou des gens qui n’ont aucune empathie, ou des gens qui veulent à tout prix avoir la meilleure histoire à raconter, etc. Ces gens-là sont parmi nous et ils ont un culot extraordinaire. Ils ne se gênent pas pour rabaisser les autres ou minimiser les exploits des autres pour que les leurs soient encore plus importants.

L’esprit humain est complexe, compliqué même. Les Narcisses, version édulcorée, sont légion et disons que les médias sociaux ne font qu’accentuer ce problème. Les Grecs de l’antiquité utilisaient ces histoires, ces mythes comme allégories pour nous parler de nos problèmes, de notre comportement, de notre humanité, dans le but de nous pousser à nous améliorer.

Faites attention aux Narcisses de ce bas monde. Ils sont dangereux à divers degrés (voir le président actuel des USA). Ils ont besoin d’aide avant tout, mais je doute fort qu’ils aillent en chercher de leur plein gré. En attendant, faites attention si vous rencontrez un Narcisse.

Enfin, ce n’est que mon humble avis.

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

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