VOUS AVEZ DIT « SUSCEPTIBLE » ?

Un ami m’a dit que les gens sont probablement plus susceptibles aujourd’hui qu’ils l’étaient dans le passé. J’y ai pensé quelques instants et je n’ai pu qu’être en accord avec lui. Nous n’avons aucune étude ou sondage sur le sujet mais à voir comment les gens, de nos jours, réagissent au quart de tour quand ils entendent un mot que je qualifierais de « déclencheur », je dirais que la population est nettement plus susceptible. Puis-je ajouter que ce phénomène de susceptibilité est principalement observé sur les réseaux sociaux, donc en ligne, ce qui veut dire qu’on parle du monde virtuel !

Imaginez ce scénario ; une personne que vous ne connaissez pas, que vous n’avez jamais vu, que vous n’allez très probablement jamais rencontrer, écrit une phrase avec des mots « déclencheurs » et vous perdez la tête. Cette personne n’a point envahi votre espace, elle ne vous a probablement pas insulté directement, elle ne vous a pas empêché de respirer ni de vivre et elle ne vous a pas foutu en prison, elle ne vous a pas privé de vos droits, elle ne vous a pas dépouillé de vos biens, bref, tout s’est fait virtuellement.

Cependant, vous êtes assis là, enragé. La fureur détruit petit à petit votre estomac à cause des ulcères naissants, votre cœur bat à tout rompre, vous serrez les dents, vous lâchez des mots désobligeants ou choquants, vous insultez cet interlocuteur virtuel et la rage vous emporte. Pendant un court instant, vous perdez le sens de réalité et vous répondez à cette personne qui est toujours cachée confortablement derrière son clavier et son écran. Cet interlocuteur virtuel n’attend que votre réponse et le combat verbal commence, un combat qui n’a pas lieu d’être, il faut le rappeler. Enfin, avec le recul et les esprits qui se sont calmés, on se sent presque bête d’avoir réagi au départ.

Je parle de cette situation parce que ça m’est déjà arrivé à quelques reprises mais mes réponses étaient remplies de moquerie et de sarcasme. Bon, je l’avoue, parfois quelques insultes profondément désobligeantes s’y glissaient d’une manière que je qualifierais de subtile ou peut-être qu’elles n’étaient pas si subtiles que ça. Je connais ce genre de réponse et surtout la réaction primaire et viscérale. Pourquoi répondons-nous à ces énergumènes ? Pourquoi ça vient nous « chercher » comme disent mes frères et sœurs québécois ? Pourquoi une telle réaction instantanée qui perd toute sa véhémence la seconde qui suit ? Mystère.

Est-ce le fait que les réseaux sociaux nous exigent, sans le faire directement, de répondre à tout propos, qu’il soit gentil, flatteur, méchant, insensé ou insultant ? Est-ce notre côté sauvage, qui est dormant de nos jours, qui sort sans préavis en causant des dommages ? Est-ce notre égo qui exige de se faire respecter ? Est-ce qu’on cherche à faire taire une brute qui ne cesse de s’en prendre aux plus faibles ? Plusieurs questions et pas assez de réponses.

Sérieusement, je ne sais pas quoi penser de tout cela. En revanche, j’ai appris une chose avec les réseaux sociaux : il faut absolument programmer le cerveau à ne pas réagir viscéralement et instantanément. Cela peut vous éviter une augmentation soudaine du rythme cardiaque et ainsi, vous ne perdrez pas votre sourire et encore moins votre bonne humeur. Qui plus est, il est impératif de programmer le cerveau à ne pas sauter sur ces mots « déclencheurs » qui ne sont utilisés que pour semer la zizanie, la discorde et le chaos. Certaines personnes prospèrent dans le chaos et elles savent utiliser ce dernier à leur avantage. On parle ici de personnes dont le code moral est tout simplement pourri et qui devrait être éliminé de ce monde mais rien n’est moins sûr.

Il faut aussi se rappeler que certaines personnes, que je ne nommerais pas afin d’éviter de leur faire de la publicité même si je suis certain que vous les connaissez, tirent leur énergie du fait qu’on parle d’elles, sans arrêt. Elles n’ont rien à offrir que des théories bidon, des messages vides de sens, des insultes bien millimétrées. Elles vivent de la provocation et leurs mots « déclencheurs » ne sont que les allumettes dont le souffre démarre la flamme. Nos réponses hâtives sont l’essence qui alimente cette flamme qui, quelque part, ne demande qu’à mourir. Mais non ! Ces personnes détestent les pompiers et les gens bienveillants, elles ont une aversion totale pour les rassembleurs, et une haine infinie pour les gens qui leur tiennent tête.

Comment sommes-nous devenus si susceptibles ? Que s’est-il passé et quand ? Peut-être que ces médias sociaux viennent réveiller la bête en nous. L’internet, avec la distance géographique et l’anonymat, aide les personnes les plus lâches à devenir des lions qui font trembler la jungle entière grâce à leur rugissement. Hélas pour ces personnes, nous savons très bien que ce ne sont que des tigres en papier, qui normalement, ne font peur à personne, seulement aux âmes sensibles.

Veuillez s’il vous plait à programmer votre cerveau. Plus vous serez sensibles aux mots « déclencheurs », plus vous serez susceptibles et plus votre bonne humeur, votre santé et votre capacité à rester calmer en paieront les frais et croyez-moi que l’addition risque d’être salée. Essayez de ne pas réagir tout de suite, respirez un peu. Ne perdez pas votre sang froid. Ils comptent sur une réaction pour exister.

Je vous dis tout cela car j’en sais quelque chose. Conservez votre énergie chers amis ! Et sachez que la paix intérieure n’a pas de prix. Ce n’est que mon avis, je vous assure.

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

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