CE QUI FUT, NE SERA PLUS JAMAIS.

Le temps coule tel un fleuve, dans une seule direction, sans jamais rebrousser chemin. Il ne s’arrête point, ne ralentit pas, et n’accélère pas non plus. Il est ainsi. Il passe et ne se soucie guère de ce qu’il laisse derrière. Il est indifférent. La théorie de la relativité et la mécanique quantique définissent le temps autrement. Disons que c’est compliqué et la compréhension de ces théories ne me permettront pas de créer une machine à remonter le temps que je sache. Elle serait utile pour jouer à la loterie de la semaine passée, vu que je connais les nombres gagnants mais bon…Les millions amènent leur lot de problèmes.

Le temps n’est pas bon, intelligent, fort, faible, méchant ou malsain. Le temps est intrinsèquement vide de toute substance, qualité ou défaut, but ou motivation. Il est comme mon ordinateur sur lequel j’écris ce texte. Il n’a aucun attachement quelconque envers ma personne ou n’importe qui d’autre. Il n’a des comptes à rendre à personne et n’est aucunement responsable de quoi que ce soit. Le temps se fout éperdument de nos caprices, désirs, peurs, rêves, buts, plans, sentiments, etc. Le temps est indépendant de tout. Le temps n’en fait qu’à sa tête.

Une fois que le temps est loin derrière nous, il forme cet ensemble qu’on appelle le passé, qu’il soit lointain ou proche, qu’importe. C’est le passé. Dans ma tête, et selon ma propre définition inspirée par mes expériences, je décrirais le passé comme un ensemble composé de toute action, geste, parole qui furent et ne seront plus jamais. Ce qui a eu lieu dans le passé, n’aura plus lieu. C’est fini ! Qui plus est, on ne peut pas revisiter le passé, on peut simplement s’en rappeler, grâce à notre mémoire et surtout la technologie qui nous permet de garder d’innombrables vidéos et photos.

En pensant au passé, une phrase m’est venue à l’esprit : Ce qui fut, ne sera plus jamais.

Cette formule fut dure à accepter au départ. Notre passé n’est pas toujours facile à accepter. Il est rempli d’erreurs qu’on a commises mais aussi de bonnes actions. Le passé est truffé de fautes graves et moins graves. En revisitant le passé, on s’y perd parfois. On peut facilement se retrouver à vouloir le changer ou plutôt à vouloir modifier certaines choses et éviter certaines erreurs. C’est humain, il n’y a rien de mal à cela. On se met à penser qu’une machine à remonter le temps serait un outil pratique. Cependant, comment serait la vie sans erreurs ? Comment apprendrait-on si on ne faisait aucune erreur, si tout était parfait ? Le vœu de vouloir réparer nos fautes est un désir avant tout et finalement une utopie.

Ce qui fut, ne sera plus jamais.

Ah ce foutu passé de merde ! Il est si compliqué que, dans la langue de Molière, il existe une myriade de manières de parler du passé. Vous ne me croyez pas ? D’accord ! Mais je vous prie de penser au passé composé, au passé simple, à l’imparfait, au passé antérieur, au passé du subjonctif, etc. Une véritable horreur ! Un labyrinthe plus énigmatique que celui construit par Dédale pour emprisonner le minotaure ! On s’y perd à la fin ! À croire qu’une force maléfique et omniprésente veut rendre le langage difficile et semer la confusion afin que le passé lui-même soit à l’origine de divers maux de têtes. Une belle ruse sans doute. Ou tout simplement, la langue de Molière est compliquée !

Ce qui fut, ne sera plus jamais.

Ah le passé. Il m’arrive parfois de revisiter le mien. Ce faisant, j’ai découvert certaines choses sur ma personne. Cela m’a permis de mieux me comprendre, revoir certaines situations avec le recul. La maturité aidant, j’estime être mieux équipé aujourd’hui, pour affronter les mêmes démons. L’éternel optimiste que je suis, me dit avec une confiance totale, que, je gérerais mieux les mêmes problèmes s’ils réapparaissaient. Cependant, je dois me rendre à l’évidence que la perfection n’est qu’illusion. Parfois, j’arrive à mieux gérer une situation similaire. Cependant, il existe des cas, rares certes, où je me goure comme si c’était la première fois. Et moi qui me croyais fort et capable de mieux gérer certaines situations…Nul n’est parfait et la perfection n’est qu’illusion.

Ce qui fut, ne sera plus jamais.

Il existe 2 choses essentielles à comprendre à propos du passé : ce qui fut, ne sera plus jamais et il faut prendre le temps pour apprendre à accepter le passé et le cas échéant, se pardonner.

Nous perdons trop de temps à rêver et à espérer changer le passé. Nous désirons de réaliser l’impossible. Oui, certaines choses sont impossibles malgré ce que les célèbres coachs en développement personnel et en motivation aiment crier sur tous les toits. Comme le temps, nous ne pouvons qu’aller dans une seule direction : en avant. On ne peut certainement pas reculer et l’inertie ne sert à rien. Enfin, rester immobile ne sert à rien, se morfondre ne sert absolument à rien. Nous avons besoin de déprimer une fois qu’on a traversé une mauvaise passe. Il est impératif d’accepter que se sentir mal n’est point un handicap, mais une suite logique pour toute personne normalement constituée, c’est-à-dire pour toute personne qui n’est pas psychopathe. En effet, se sentir mal est une indication d’une bonne santé mentale. Seuls les psychopathes ne ressentent aucun regret ni remord. Prenez le temps de vous sentir mal et, une fois cette tache cruciale finie, aller de l’avant.

Je ne vous apprends rien si je vous dis que garder l’œil sur le rétroviseur vous empêchera d’avancer. Vous allez vous planter dans un arbre ! Alors, regardez à l’avant ! Certains insisteront pour dire qu’il ne faut jamais regarder en arrière. D’autres, comme mon humble personne, vous diront de regarder en arrière de temps à autre. Cela donne une certaine perspective, du moment que c’est fait sans nostalgie ni regret.

Il faut aller de l’avant, découvrir d’autres choses, d’autres horizons, et aussi, se découvrir soi-même. Pour revenir à l’inertie, dans la jungle, si on reste statique, on se fait bouffer ! Juste pour info et faire du surplace est mauvais autant pour la santé mentale que physique.

Ce qui fut, ne sera plus jamais.

La deuxième chose à faire est nettement plus compliqué et complexe : se pardonner soi-même.  Là, on rentre dans le domaine de l’impossible carrément. Se pardonner soi-même? N’est-ce pas la meilleure méthode de se dédouaner de tout tort ? N’est-ce pas hypocrite d’essayer de se blanchir et éviter toute responsabilité ? Non ! Il faut accepter la responsabilité de nos actions et de nos torts ! On n’est pas des gamins, voyons ! Et si on ne se pardonne pas, que faire ? Continuer à être hanté par le passé ? Garder cette ancre sur nos cœurs ?

Personne ne peut aller de l’avant sans se pardonner. Je le sais parce que je l’ai vécu. Au fait, j’ai dû le faire. Je ne possède aucun pouvoir spécial mais je l’ai fait à plusieurs reprises. J’ai toujours commencé par demander pardon à ceux que j’ai offensé et ensuite, je travaillais sur moi. Le cœur est un muscle, il faut l’exercer. J’ai également découvert, à force de vivre et de faire de conneries, que l’âme et l’esprit sont des muscles aussi. Il faut les exercer tout autant.

On se doit de se pardonner et pardonner aux autres. Je viens de réaliser que j’ai parlé de se pardonner exclusivement. Il faut pardonner aussi. Lâcher cette ancre, ce boulet qui nous pousse au fond de cet océan de culpabilité et qui nous empêche d’avancer.

Il faut faire les deux. Ça prend du temps, des jours, des années, ou des décennies, mais il faut le faire afin de libérer son cœur et son âme. Je parle ici des petites offenses pour être honnête. Je n’ai pas la moindre idée comment on se pardonne si on a tué, violé, mutilé ou massacré des familles entières. Je prétends, humblement (prétendre humblement est l’oxymore par excellence !) de parler pour les gens dont les offenses sont légères ou moyennes, et, là aussi, les mots « légère » et « moyenne » sont ouverts à une interprétation subjective selon le lecteur.

La volonté de se pardonner doit prendre le dessus sur le reste. Ne jamais rester prisonnier du passé. Ne jamais être l’otage du passé. Les gens changent et évoluent. Le temps a beau rester identique, tout comme le passé mais les humains changent. Le passé ne changera point mais nous avons le pouvoir et le devoir de changer.

Ce qui fut, ne sera plus jamais.

Enfin, ce n’est que mon humble avis !

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

One thought on “CE QUI FUT, NE SERA PLUS JAMAIS.

  1. Nana

    Well said! Ce qui fut, ne sera plus jamais for sure BUT….we all wish we could erase memories from the past, the bad ones i mean and maybe reminisce about the good ones. However we either dwell on dealing with the bad ones for so long or trying to recreate the good ones that we lose the present. So i wish there was a magic pill that you can take every morning when we wake up to erase all memories so that we can be fully present in the moment! Maybe then we wouldn’t need to move on from anything, we would be open to new possibilities as nothing would be in the back of our head. A forever kid in the spirit experiencing new things everyday as long as we can and knowing exactly that tomorrow one won’t remember anything(magic pill), we will fully experience the present. But again that’s wishful thinking…

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