C’EST PAS UN PROBLEME EXCLUSIVEMENT BURUNDAIS, OK ?

On voit le monde qu’à travers notre propre prisme. La vérité est souvent imbibée dans un liquide dont le mélange est fait de nos propres préjugés, nos valeurs, nos traditions, nos coutumes, nos propres idées préconçues, nos expériences, qu’elles soient vraies, légitimes ou complètement fausses.

Notre monde est défini tel que l’on le définit nous-mêmes. Une situation bien précise, une parole, une phrase, un livre, peuvent être interprétés différemment par plusieurs individus de la même culture et de la même nation. Alors, je vous prie d’imaginer le gouffre qui sépare deux personnes dont les origines sont différentes. On n’a même pas besoin d’ajouter d’autres facteurs arbitraires séparant deux personnes. L’origine est suffisante pour démontrer combien nous voyons le monde différemment.

Je parlais récemment avec un pote, burundais de père et de mère, et qui a grandi au Burundi, avant de s’installer au Canada. Il se plaignait des commérages, des fakes news mais qui émanent de « sources sûres » que les Burundais aiment tant répandre. Il se plaignait avec véhémence et j’ai même pu apercevoir une des veines sur son front qui ne cessait de gonfler. J’avais peur qu’il ait un AVC mais il finit par se calmer.

Pendant qu’il se remettait de son état second, je remuais mes méninges car sa diatribe contre nos chers compatriotes était justifiée à 100%. Oh ! Je ne vais même pas faire semblant pour tenter d’apaiser les sensibilités de certains. Je vais faire de mon mieux pour épingler tout le monde et je ne vais rater personne, car nous sommes tous coupables de commérages, d’une manière ou d’une autre, à divers degrés. Il n’y a ni saint, ni démon dans ce cas précis.

Les ragots (commérage malveillant et sans fondement) et les commérages (bavardage malveillant) et sont un fardeau, une tare. La plupart du temps, il s’agit de conneries, d’histoires inventées, d’incompréhensions, de mauvaises interprétations, d’histoires taillées de toutes pièces, les unes plus fictives et invraisemblables que les autres, et j’en passe. Pensez aux histoires bizarroïdes, loufoques, insultantes, teintées de malice et de mauvaise foi, que vous avez entendu sur votre propre personne. Je vous garantis qu’il en existe. Oh que oui ! Je ne vous apprends rien.

Personne n’est à l’abri. Que vous fassiez quelque chose de répréhensible, de noble, d’illégal, d’immoral, de bien ou de mauvais, ou que vous ne fassiez rien du tout, il y aura toujours une histoire invraisemblable qui sortira de la bouche d’une personne qui vous est proche ou d’un parfait inconnu. Les commérages marchent ainsi. Ils ne connaissent pas de frontières, personne ne vient réclamer ses droits d’auteurs, tout le monde dit « hewe, jewe narumvise… ». Tout le monde connait une version d’une histoire donnée mais personne ne possède tous les détails, la vérité vraie à toutes les époques. C’est un téléphone arabe quoi.

Après avoir pensé longuement à tout cela, j’ai dit à mon pote que les commérages ne sont pas exclusivement burundais et surtout, ils ne sont pas plus virulents au Burundi, qu’ailleurs. Ma mère est Grecque. Je vous épargne les commérages grecs. Mes compatriotes de la méditerranée sont les auteurs de tous ces mythes célèbres, alors vous imaginez combien ils peuvent exagérer lorsqu’ils racontent leur version des faits d’une histoire qui leur est arrivée ou qu’on leur a raconté. Tout être humain possède ce don d’embellir, d’alléger, d’exagérer, de transformer, de changer ou d’alourdir son histoire.  

J’avais posé la même question à une amie vietnamienne, à des collègues chinois, camerounais, haïtien, italiens, et péruvien afin d’avoir plus d’informations sur ce sujet brûlant. Ils m’ont confirmé que le degré des commérages est très élevé, et, par mon propre jugement aucunement scientifique, je l’avoue, assez semblable aux commérages burundais. Je vous épargne la teneur du venin qui accompagne parfois ces ragots. Ils m’ont confirmé que c’est tout simplement abject.

Le monde est ainsi fait. Dès qu’il existe une petite communauté, les commérages prospèrent. Certaines études parlent de l’effet positif des commérages, au niveau social. Enfin, depuis que le monde est monde, depuis que la terre est ronde (je cite le groupe de rap français Manau), les gens parlent. Ils créent des histoires, ils en exagèrent d’autres. Il y a des propos négatifs, des intentions malsaines, des mauvaises interprétations, bref, ces paroles sont à l’image des humains, que je sache.

Franchement, je ne vais pas dire que les commérages sont exclusivement mauvais bien que le mot « commérage » ait une connotation négative. C’est grâce aux divers « commérages » que l’on apprend qu’une personne est malhonnête, vicieuse, méchante, non fiable, infidèle ou violente. On peut aussi apprendre qu’une personne est loyale, gentille, fiable, qu’elle a de bonnes ou mauvaises valeurs, qu’on peut compter sur elle ou pas, qu’elle ment d’une manière pathologique, qu’elle est instable ou stable, qu’elle a des problèmes profonds ou légers de santé mentale, et j’en passe. Ces nouvelles de « source sûre » peuvent être salutaires, ou pernicieuses. Certes, on ne peut jamais être sûr mais disons que les « commérages » ont une utilité indéniable dans bien des cas.

Une dernière chose : il ne faut pas que l’on joue aux saints, car nous ne le sommes guères. Nous avons tous répandus des ragots qui ont causé du préjudice aux autres, sans le savoir et cela est désolant, répréhensible même. Mais bon, qui est parfait ? Soyons plus vigilants, s’il vous plaît ! Affirmer des trucs sur des gens que l’on ne connait pas, même si la personne qui nous a donné l’information est une personne que l’on connait très bien, il n’y a qu’un pas. Je ne dis pas qu’on arrêtera les commérages. Cela est impossible. Cependant, soyons vigilants, c’est tout. En même temps, les médias sociaux et WhatsApp n’arrangent rien, il faut l’avouer.

Excusez-moi…La dernière chose…À ceux qui répandent des mauvaises informations et qui le font intentionnellement, avec malice et préméditation…À ceux qui ne font que parler derrière le dos des gens, surtout qu’ils ne connaissent ni d’Adam, ni d’Ève…À ceux qui s’amusent à dire n’importe quoi, sur n’importe qui, n’importe comment…À ceux qui se réjouissent du malheur des autres pour leur propre plaisir profondément morbide…À ceux que l’on appelle les « tantines », les « tontons », c’est-à-dire des gens d’un certain âge avancé qui n’ont rien d’autre à faire à part raconter des bobards sur les gens qui sont de 20 à 30 ans leurs cadets…À ceux dont la vie semble aussi vide et insatisfaisante qu’une bouteille d’alcool qui a le malheur de rencontrer un alcoolique de carrière…À ceux qui croient que les autres vont les valoriser parce qu’ils racontent des ragots…À ceux qui se pensent plus malins que les autres parce qu’ils sèment la zizanie et la discorde alors qu’on les voit avec une clarté d’un jour d’été ensoleillé…À ceux qui n’ont rien d’autre à faire dans leur vie que chercher des problèmes ou à en créer…

À tout ce beau monde, je leur demanderais, poliment, avec grâce et dignité, de bien vouloir, si leur emploi du temps chargé le leur permet, d’aller se faire foutre. Je ne vais nommer personne mais je suis sûr que vous êtes en train de penser à quelques personnes en particulier en ce moment précis. Que ces pourfendeurs, que ces vipères, que ces commères (personne curieuse et bavarde qui colporte les nouvelles partout) mal intentionnées, que ces prisonniers des paroles et de l’avis des autres, aillent se faire foutre ! Je le pense du fond du cœur…

Enfin, ce n’est que mon humble avis !

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

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