LES CONVERSATIONS AVEC MOI-MÊME

Vous arrive-t-il d’avoir des conversations avec vous-même ? Je me dis que oui. Les conversations peuvent être à haute voix ou pas. Enfin, si les conversations à haute voix ont lieu en public, attendez-vous à ce que les gens vous prennent pour un fou ou une folle. Quoique si on met les écouteurs et on parle à haute voix, les gens diront simplement que vous êtes au téléphone. Vive la technologie !

Quoiqu’on le dise, les humains sont assez similaires. Donc, ces conversations internes peuvent être qualifiées de prières, de réflexion, de méditation, ou de défoulement ou on peut dire que l’on règle nos problèmes à haute voix. Cependant, on sait tous que la grande majorité de ces conversations a lieu à l’intérieur de notre tête. On va dire qu’on pense, voilà !

On a ces conversations internes, n’est-ce pas ? Je me dis que oui. On a tous ces conversations internes, ces petits dialogues silencieux, ces va-et-vient mentaux. Je me dis que c’est le cas. De toutes les façons, comment peut-on décrire une réflexion interne ? Il s’agit d’une conversation avec soi-même. C’est privé, et ça ne regarde que la personne concernée. On le fait tous, j’en suis sûr.

En ce qui me concerne, cela fait des années que j’écris quotidiennement. Je me suis souvent demandé le but de cet exercice journalier. Pourquoi ? Pourquoi autant de pensées et surtout, pourquoi autant de textes ? La question n’arrêtait pas de me tarauder l’esprit. Le pourquoi torturait mon âme et parfois, je m’arrêtais afin d’y penser et de trouver une réponse. Je ne cherchais pas LA réponse mais simplement une réponse qui pourrait satisfaire cet esprit vivace qu’est le mien. On aurait dit que l’absence de réponse m’empêchait de penser clairement. Ma nature obsessive voulait, coûte que coûte, trouver une réponse à cette quête incessante qui me laissait perplexe.

J’ai fini par comprendre la raison de ma passion, pour ne pas dire obsession, pour l’écriture. Il n’y eut pas d’Eureka, cette exclamation célèbre d’Archimède. Il n’y eut aucun déclic, aucune épiphanie comme dans les films. La réponse est venue graduellement, lentement.

Écrire me permet non seulement d’utiliser mes méninges et de les garder éveillées, mais, et surtout, l’écriture me permet d’avoir ces conversations avec moi-même. Bizarre, n’est-ce pas ? Je dis que non. Avoir une conversation avec moi-même est ma thérapie, ma manière de gérer mes émotions, ma manière de recalibrer mon esprit et mes sentiments parfois hors de contrôle. Ces conversations salutaires sont là pour m’aider, pour me sauver. S’il y a une chose que j’ai comprise, surtout en cette année de pandémie et de confinement, c’est combien il est facile de sombrer dans le gouffre du pessimisme. Il est facile d’empoisonner notre esprit avec l’absorption des informations venant de l’externe. Parfois, la situation conjoncturelle est remplie d’incertitude, de peur, d’angoisse, de stress. L’année actuelle fut ainsi. Elle ne nous a offert aucun répit. Ma conclusion à la fin de cette année est que l’esprit humain est plus fragile qu’on le croit. Je le dis en connaissance de cause. Je doute que je sois en train de vous apprendre quoi que ce soit.

Mes écrits sont donc des conversations que j’aies avec moi-même. Aussi fou que ça puisse paraitre, c’est ainsi. Mes écrits ne sont qu’un va-et-vient engagé avec moi-même. Il s’agit tout simplement d’une conversation, parfois houleuse que j’aie avec moi-même. J’écris quand je suis fâché, heureux, contrarié, énervé, désespéré, fatigué, quand je me sens au bout du rouleau, quand je ne sais plus où donner de la tête, quand je me sens seul, quand j’ai une bonne ou une mauvaise journée, quand je reçois une bonne ou une mauvaise nouvelle, quand la joie a élu domicile dans mon cœur, quand les miens vont bien, etc. C’est une thérapie, ma thérapie.

Ces dialogues permanents se terminent toujours en paix, je vous rassure. Je ne dis pas que je trouve toujours des solutions aux problèmes qui font partie de cette vie imprévisible, loin de là. Parfois, je trouve des solutions, parfois les problèmes persistent. Cependant, même si je ne vois pas la lumière au bout du tunnel, au moins, j’aurais exprimé mes inquiétudes et mes frustrations. De toutes les façons, je suis contre l’accumulation des sentiments et pensées négatives. Une fois enfouis au fond de l’âme, ces pensées néfastes se fermentent et peuvent facilement se transformer en infection. Cette dernière est capable de se propager à la vitesse de la lumière et de causer des dommages irréparables. Je l’ai dit et je le répète : l’esprit humain est fragile. Le reconnaître, c’est prévenir, au lieu de guérir. Enfin, on ne peut pas tout prévenir mais en parler aide grandement.

Plus le temps passe, plus on apprend à être en paix avec soi-même, si on est chanceux ou si on y travaille sans relâche. Un esprit torturé, comme il en existe tant malheureusement, n’offre aucun répit, aucune paix. Être en conflit permanent avec soi-même, est un poids qui nous handicape. La torture constante de l’esprit n’offre rien de productif, de constructif et encore moins de positif.

Parfois, et curieusement je n’ai aucune honte de l’avouer, je suis honnête avec moi-même au point de me sentir quelque peu triste. Je réalise combien je dois m’améliorer, combien je suis inadéquat dans plusieurs domaines, combien j’ai peur, combien le désespoir peut prendre le dessus sur mon optimisme, combien je n’ai aucune solution aux problèmes auxquels je fais face, combien il est difficile de garder la tête haute quand les choses vont mal. Cependant, il m’arrive aussi d’être fier de moi, de comprendre combien j’ai évolué. Il m’arrive de réaliser que certaines situations, autrefois insurmontables, sont maintenant un lointain souvenir. Il m’arrive de réaliser combien je suis chanceux, béni et heureux. Ainsi va la vie. Et parfois, je parlerais de ces sujets dans mes écrits, ou je choisirais de ne pas en parler. Au moins ces dialogues internes sont d’une aide extraordinaire.

Finalement, mes écrits m’aident grandement. Les conversations qui précèdent les écrits m’aident encore plus. Elles préparent le terrain pour l’écriture. Elles organisent mes pensées et me forcent à me poser des questions, parfois difficiles. Encore une fois, régler tous les problèmes grâce aux conversations est impossible. C’est futile de s’attendre à tout régler dans sa tête. Néanmoins, identifier le problème est le premier pas. Est-ce que je l’identifie à chaque fois que j’ai une conversation avec moi-même ? Absolument pas. Est-ce que me taire dans ma tête réglera quelque chose ? Absolument pas. Trouverais-je des solutions à mes problèmes ? Pas dans tous les cas. Cela ne devrait pas m’empêcher d’avoir ces conversations dans ma tête.

Ayez ces dialogues. Soyez honnêtes avec vous-mêmes car personne n’est là pour vous juger et encore moins pour vous condamner. Pensez, pesez vos actions et vos paroles. Rejouez le film de votre vie dans votre tête. Je vous garantis que ce ne sera pas une perte de temps.

Enfin, ce n’est que mon humble avis !

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s