SURVEILLEZ VOTRE ENVIRONNEMENT

Les discussions avec les gens sont une source infinie d’inspiration et de leçons. C’est l’une des raisons principales que j’adore avoir des conversations avec le monde. Les gens m’inspirent, toujours, sans faillir. Je vous prie de continuer à me parler chers amis ! Vous êtes tous extraordinaires, à votre manière.

Il n’y a pas si longtemps, je parlais à un ami et notre conversation a touché plusieurs points et sujets. Nous sommes finalement arrivés à un point de discorde, qui provoqua un échange vif mais poli. Plus on parlait, plus mes émotions variaient en intensité. Au départ, ce fut la surprise et l’incrédulité, puis il y eut l’incompréhension totale et finalement, un sourire enveloppa mon incompréhension et on passa à un autre sujet. Je suis assez vieux maintenant pour savoir à quel moment il faut passer à autre chose, afin d’éviter que les désaccords se transforment en bataille rangée et qu’il y ait des victimes. Je lâchai le morceau et la vie reprit son cours.

Permettez-moi de partager avec vous le sujet qui fut la source de notre petit désaccord. Mon ami, étant une personne dont l’âme est toujours tournée vers le bien et ce sans faillir une seule seconde, m’a dit qu’il ne croyait aucunement en la violence.

Jusque-là, rien de bien bizarre. Martin Luther King Jr., Gandhi, Nelson Mandela, Andrei Sakharov, Wangari Maathai, Leymah Gbowee, le Prince Louis Rwagasore et bien d’autres hommes et de femmes étaient des apôtres de la non-violence. Mon ami ne faisait que confirmer ce que je savais déjà à son sujet ; il est un homme de paix, une personne qui croit fermement que la violence ne résout aucun problème. Il est aussi un homme de son époque ; les ténèbres du moyen âge et d’autres époques violentes, ne sont qu’un lointain souvenir.

Pendant que l’on discutait, je me suis permis de lui demander si sa croyance en la non-violence était absolue. Il me répondit par la positive. Je me suis empressé de lui donner des exemples précis qui pourraient exiger, oui exiger, une réponse violente de sa part. J’ai même construit le scénario de sorte qu’il ne soit pas l’instigateur de la violence, j’ai voulu le mettre dans un rôle où il ne ferait que défendre son intégrité morale mais surtout physique. Il me répondit qu’il ne savait pas trop ce qu’il ferait si la violence l’atteignait. Se défendrait-il ? Que ferait-il ? Essaierait-il de raisonner avec son interlocuteur dont la violence ne serait pas dissimulée ?

J’admire énormément son honnêteté. Il a hésité, il a répondu plusieurs fois qu’il ne savait pas ce qu’il ferait, à moins d’être dans ladite situation violente. Je lui avais rappelé que bien qu’il ne crût pas en la violence, il existe une partie non négligeable de l’humanité, probablement la majorité, qui croit fermement en la violence pour résoudre les problèmes, pour casser toute dissidence, pour imposer un agenda qu’il soit politique, social, économique ou religieux, etc. C’est à ce moment qu’il s’affala sur le sofa, l’air pensif, une main sur sa bouche et les yeux fixant le plafond. Moi-même je me suis tu. Disons que ma propre question m’avait pris au dépourvu. Que ferais-je ? Comment agirais-je si je voyais une personne s’approcher de moi avec des intentions physiques manifestement malsaines ?

Au risque de surprendre la plupart d’entre vous, je ne crois pas en la violence non plus, sauf dans des occasions spécifiques. Ces dernières sont profondément objectives même si elles pourraient sonner subjectives. Je me réserve le droit de me défendre si quelqu’un m’attaque et que je me sens menacé. Si ma vie est en danger, je suis fier de dire que je ne ferais aucune discrimination basée sur le genre, la race, la religion, la sexualité, la culture, l’âge, le niveau scolaire, le compte bancaire, le statut social, l’accoutrement, le niveau de charme, et j’en passe. Je me défends, c’est tout. Voilà un cas où les palabres n’ont aucune utilité. Si on est attaqué, on se défend et on parlera après. Simple comme principe, je dirais.

Une fois arrivé chez moi, je me suis rappelé un principe essentiel qui guide ma vie; il ne faut pas oublier que le reste du monde ne partage pas nécessairement nos croyances.

Je ne crois pas en Dieu, mais toute ma vie, jusqu’à aujourd’hui je suis entouré de gens qui croient fermement en Dieu, à commencer par ma chère maman. Je ne crois pas en la violence, mais une partie du reste du monde croit en la violence. Je ne crois pas qu’il devrait exister des sujets tabous mais les tabous ont toujours existé et je ne pense pas qu’ils cesseront d’exister un jour malheureusement. Je ne crois pas au racisme mais oh que les racistes de tous bords existent !  Je crois que la sexualité consentante entre adultes ne regarde personne mais on dirait qu’il existe une armée de gens qui essayent de dire aux autres quoi faire dans leur vie privée. Je n’ai jamais cru en la censure, et je suis contre la censure encore plus maintenant que j’écris, mais il existe toujours une armée dédiée à la censure. J’ai eu quelques personnes qui m’ont dit que je ne devrais pas toucher certains sujets et je leur ai demandé d’aller se faire foutre, toujours avec gentillesse et douceur, je vous rassure.

Si une personne s’envole aujourd’hui pour Kaboul, afin de christianiser les Talibans, cette personne risque de rencontrer Dieu prématurément ou peut-être pas prématurément. Ce serait la volonté de Dieu après tout. Si une personne décide de faire affaire avec la mafia, elle ne devrait pas s’étonner si ces gentils messieurs décident de lui briser les pieds à cause d’une dette impayée ! Ne pas connaitre tous les risques d’une action n’est pas un crime. Néanmoins, ne pas se renseigner sur les risques, disons que c’est une erreur dont les conséquences peuvent être monumentales.

Ne pas croire en un principe est une chose. Oublier que le reste de la planète y croit, est une erreur. Être conscient de son environnement, des gens qui nous entourent, cela est une obligation, disons. Du moins, il faut développer ce reflexe de savoir où on est et ce que l’on dit. Vous me direz que je devrais être la dernière personne qui donnerait des leçons mais vous auriez tort. Il existe par exemple une manière d’expression spécifique qui est seulement acceptable quand je suis avec mes potes, et jamais quand je suis avec mes parents. Le respect et le discernement, sont toujours de bonnes armes à utiliser. Je les utilise à merveille avec mes parents et je suis très adroit avec les personnes qui pourraient être mes parents mais avec le reste de l’humanité, je continue à apprendre.

Surveillez votre environnement. Posez des questions pour éviter les embrouilles. N’oubliez pas que votre vision du monde n’est pas nécessairement celle du reste de l’humanité. Et surtout, je vous prie de ne pas être naïf. Le monde n’est pas toujours rose. Faites attention. Il ne serait pas sage d’ignorer les croyances des autres vu que l’on n’a pas les mêmes croyances. Ce serait une erreur stratégique.

La prudence est toujours conseillée.

Enfin, ce n’est que mon humble avis !

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

2 thoughts on “SURVEILLEZ VOTRE ENVIRONNEMENT

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