LES DIFFÉRENDS EN AMITIÉ.

J’ai toujours eu une conception particulière de l’amitié. Cette dernière est définie par l’amour, le respect, la loyauté, la fidélité, les rencontres, l’écoute, l’entraide, être là dans les moments joyeux comme les moments difficiles, les rires, les sourires, les larmes, les hugs, les bisous, et j’en passe. Je considère l’amitié comme un choix délibéré. Tous les amis que j’ais, personne ne m’a forcé à les avoir. Personne ne peut me forcer à les aimer ou à vouloir passer du temps avec eux. Je les ai choisis et ils m’ont choisi.

Par ailleurs, une communication bidirectionnelle est essentielle afin que l’amitié puisse fleurir et devenir une source de joie. On doit se parler et se parler vrai comme on dit pour qu’on puisse être de vrais amis.

Aujourd’hui, je désire parler d’une grande source d’inconfort en amitié ; les problèmes et différends qui surgissent entre deux amis. Sujet épineux qui indispose toutes les parties concernées.

Soyons honnêtes : il est quasi-impossible de ne pas avoir de problèmes entre amis. Il y aura toujours un désaccord, un conflit qu’il soit petit ou grand, des petites chamailleries, des malentendus et j’en passe. Il y aura toujours quelque chose qui pourrait créer une distance entre deux personnes et c’est normal. Certains diront « je n’ai jamais eu de problème avec tel ou tel ami ». Je n’aime pas utiliser l’absolu donc je préfère penser qu’une personne qui lâche cette phrase, a eu un différend mais elle et son ami ont pu régler le problème avant ça dégénère ou peut-être, les deux amis n’ont pas encore eu de différend proprement dit. Ça arrive.

J’ai déjà eu plusieurs différends avec plusieurs amis au fil des années. La vie est ainsi faite ; certains instants sont inévitables. Entre vous et moi, je ne suis pas la personne la plus facile à vivre sans toutefois être invivable. Je parle fort et souvent sans filtre. Cela frustre et blesse les gens autour de moi, ce qui me désole grandement car mon but n’est jamais de blesser ou insulter qui que ce soit. L’âge et la maturité aidant, j’ai appris à mettre de l’eau dans mon vin et à éviter, du mieux que je peux, les formules et mots qui blessent. Quand je m’égare, je demande pardon envers ceux que j’ai offensé. Ces derniers, remplis de magnanimité, me pardonnent. Que les dieux les bénissent.

Une chose cruciale qu’il faut signaler ; le pardon ne vient qu’après une longue conversation remplie d’inconfort et de stress. D’un côté, moi, l’offenseur qui doit demander pardon. De l’autre côté, la personne offensée, qui ne souhaite aucunement revivre l’incident dont je fus l’instigateur. On en parle et après quelques moments d’inconfort, de sueurs froides et où la pression artérielle monte au zénith, on finit par trouver un terrain d’entente. Je promets de ne pas commettre la même faute et la réconciliation peut commencer. Parfois, je suis la personne offensée et la conversation prend le chemin inverse. On s’assoie et on parle sans faux fuyants, sans hypocrisie et sans mâcher nos mots. Il s’agit d’une catharsis digne d’une tragédie grecque mais elle porte ses fruits. L’amitié reprend de plus belle, renforcée par ce sentiment de confiance qui vient de se renforcer. Parler des choses qui blessent installe une confiance entre deux parties, c’est un fait.

Alors quid des gens qui ne veulent pas avoir une conversation pour régler un différend ? Je parle ici des cas qui ne sont pas graves. Je ne parle pas de cas où il y a eu des mensonges délibérés dont le seul but est de porter préjudice à autrui. Je ne parle pas des cas d’infidélité ou autre offense lourde. Je parle des cas « moyennement » graves. Libre à vous de considérer la gravité des cas car nos sensibilités varient grandement.

Quid des gens qui ne veulent pas parler ? Quid des gens qui ne veulent pas aller à la racine du problème ? Quid des gens qui vont tout faire pour garder le silence et vous éviter ? Il faut souligner que ces personnes n’ont aucune obligation à vous adresser la parole. Certaines personnes n’aiment pas les confrontations, aussi paisibles et polies qu’elles soient. Il faut respecter leur droit de ne pas vouloir parler.

En ce qui me concerne, si on ne peut pas parler ouvertement, sans hypocrisie, sans faux fuyants et comme des adultes, peut être que notre amitié n’était pas aussi solide qu’on le pensait. Peut être qu’on n’était pas des amis à la base. Peut-être que nous n’étions que des connaissances qui se voient souvent, autour d’un verre tout en ayant des conversations superficielles. Peut-être que le sentiment d’amitié était unidirectionnel. Peut-être que la personne offensée est profondément sensible de nature. Peut-être que la personne qui fit l’offense est tout simplement inconsciente et complètement détachée de la réalité et elle se fout pas mal de ce qu’elle dit et du tort qu’elle cause à ses « ami (es ) ».

L’amitié passe par des moments difficiles et on devrait être capables d’en parler. Si on n’y arrive pas, alors que dire de cette fameuse amitié qui nous unissait avant l’offense ? Existait-elle vraiment ou était-elle un simple mirage ? Étions-nous des hypocrites ? Ou l’offense est une bénédiction qui nous permettra de remettre les pendules à l’heure ? Nul n’est obligé d’être ami avec qui que ce soit. On choisit nos amis.

Peut-être que vous n’étiez pas amis, qui sait…Si tel était le cas, réjouissez-vous. Au moins, maintenant, vous êtes fixés. Si vous étiez amis et la personne a choisi délibérément de vous ignorer et de mettre fin à votre amitié d’une manière que je qualifierais de lâche, alors, pleurez, faites le deuil de cette prétendue amitié et réjouissez-vous car la personne vient de révéler sa vraie nature. Qui a besoin d’un tel « ami » dans sa vie de toutes les façons ? Bon débarras et longue vie à la personne.

Les véritables amis parlent des choses difficiles et essaient de trouver une solution aux problèmes. Les véritables amis ne sont pas là seulement pour les anniversaires, les baptêmes et les mariages. Ils sont aussi là pour les moments difficiles et inconfortables. Un vrai ami a le devoir moral de vous parler et de vous donner une chance de vous expliquer quand l’offense n’est pas immonde. Un vrai ami vous écoutera et prendra en considération votre version des faits. Sinon, on divorce en tant qu’amis et la vie continue…

Enfin, ce n’est que mon humble avis.

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée. 

Freeman. B

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