L’INFIDÉLITÉ DES BURUNDAIS… ET BURUNDAISES.

Ok, parlons de ce sujet épineux qui donne des crises d’asthme et d’épilepsie à la grande majorité des gens. Oui, on va parler de ce sujet et certaines personnes vont avoir des crises cardiaques bien méritées. Qui a dit que le monde est fait de sujets faciles à digérer ? Personne que je sache.

J’entends, depuis un moment, une myriade des gens qui se plaignent des infidélités de mes frères Burundais. C’est un problème, une véritable crise de moralité pour certains. Et je les comprends. À voir le comportement de certains frères qui se déambulent comme si la vie est dénuée de moralité et de conséquences, il est vrai qu’il s’agit d’un problème réel. Dire le contraire serait une insulte à notre intelligence collective.

Maintenant, on vient d’établir, tant bien que mal, que les Burundais, dans la majorité, qu’elle soit de 82% ou 50.9%, ne sont pas fidèles. Qu’en est-il de nos sœurs Burundaises ? Sont-elles des saintes et nous des petits êtres endiablés qui répondent à Satan ? Ben non ! Les Burundaises ne sont pas plus fidèles que les Burundais. Elles sont infiniment plus discrètes. Une récente étude faite aux Canada dit que 20% des hommes auraient été infidèles et seulement 13% des femmes. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ces chiffres sont quasi-similaires. On pourrait conclure que le degré d’infidélité est presque le même. Je doute que ces chiffres soient extrêmement différents au Burundi.

D’après ce que les gens me disent, et il faut avouer que je n’ai aucun chiffre pour affirmer ces propos, les Burundais ne connaissent même plus la définition du mot discrétion. Rares sont ceux qui ont la décence, oui la décence, de se cacher lors de leurs escapades nocturnes et parfois diurnes. Par ailleurs, quand les jeunes frères Burundais trompent leurs femmes, fiancées, copines respectives, ils le font avec d’autres femmes dans la grande majorité. Qui va oser me dire que toutes ces femmes et jeunes filles sont obligatoirement célibataires ? Je vous prie de ne pas insulter mon intelligence. Merci !

Au fait, la fidélité dans les relations n’a rien à voir avec le genre masculin ou féminin. Il faut avouer que les gens, hommes et femmes, ont de la misère, comme on dit au Québec, à être monogames. Avouons-le. Il n’y a rien de mal à cela. Soyons honnêtes et sincères. C’est en énonçant le problème qu’on y trouvera une solution.

Une autre dose d’honnêteté ; un comportement, indépendamment de sa nature, vient essentiellement de l’éducation qu’on a reçue à la maison et de l’environnement dans lequel on a grandi. La manière dont on parle, on s’habille, on traite les gens, l’honnêteté, les mensonges, la manière dont on traite autrui, la religion, les études, etc. tout commence à la maison, qu’on le veuille ou non. Certes, une fois qu’on est adulte, on doit faire ses propres choix, mais vous savez tous combien il est difficile de changer de comportement.

Ainsi, si papa ou maman (mais surtout papa) n’a pas brillé par sa fidélité envers maman ou papa, les enfants vont très probablement suivre les pas de papa ou de maman. Je sais… La vérité fait mal, mais la vérité nous affranchira. Et une fois qu’on traine avec des gens qui portent l’infidélité sur le front, il y a plus de chances d’être entrainé dans le même pétrin. Je n’essaie pas dédouaner les coupables ou de jeter la responsabilité sur les autres mais bon…Ubana na suneba, ugasuneba nkawe !

Certaines études d’anthropologues renommés, montrent que le mariage était une manière d’établir un « accès exclusif aux faveurs sexuelles d’une personne ». L’article en question est extrêmement intéressant et il parle de l’histoire des relations humaines depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Et bien que les relations monogames existent dans toutes les cultures du monde, elles ont été renforcées les 2000 dernières années avec l’arrivée des religions monothéistes. Au Burundi précolonial, avant que les colons amènent leurs us et coutumes et leur religion, la polygamie était permise. Est-ce l’église qui a imposé la monogamie d’une façon « religieuse » dans notre société ? Sommes-nous polygames de nature ? Est-ce que la polygamie nous irait mieux ? Ah que des questions !

Est-ce que les jeunes d’aujourd’hui suivent leurs instincts de polygames, qui sont inscrits dans leur ADN depuis des millénaires ? Je ne saurai vous le dire, car je ne suis pas marié et je ne suis pas un biologiste de l’évolution ni un sociologue et encore moins un psychiatre. Maintenant, qu’est-ce qui cause ce « fléau d’infidélité » comme a dit récemment une amie à moi ? Je ne sais pas. Je n’ai aucune réponse. Probablement qu’il s’agit d’un mélange de manque de discernement, d’éducation, et surtout un manque de conséquences. Ces dernières ont toujours un effet dissuasif sur bien de comportements. Mais quelles sortes de répercussions ? Pour combien de temps ? Je ne sais pas.

Tout ce que je sais, par expérience, car j’ai déjà été infidèle dans le passé, ce fut une perte monumentale de mon temps, mon énergie et de mon amour-propre. Je n’ai rien gagné, à part une extase qui a duré quelques heures et des malheurs qui ont duré des mois, voire des années. Mon infidélité était due à la bêtise d’un jeune inexpérimenté, qui se cherchait, qui avait ses propres problèmes et qui les noyait dans la poursuite de jeunes demoiselles de son âge. Que cette poursuite fut futile, éphémère et vide de sens !

Aujourd’hui, je trouve qu’être infidèle constitue une bêtise infinie, une perte de temps inouïe et je remercie les dieux d’avoir trouvé la paix interne que je cherchais désespérément dans ma vingtaine. Je ne suis pas un saint, loin de là. Mais les démons d’antan qui avaient élu domicile dans mon âme, se sont évaporés dans la nature.

Peut-être que mes jeunes frères Burundais et sœurs Burundaises ont besoin de trouver la paix interne, de se calmer, de s’asseoir et de se poser des questions. Qui sait ? En se demandant pourquoi on court après toutes ces aventures sans but et dénuée de sens, on risque certainement de trouver la réponse, ne fut-ce que par accident. De toute façon, ce comportement de chasseur/chasseuse a une espérance de vie assez courte, même si on semble penser le contraire.

Je comprends votre désarroi les jeunes dames et messieurs. Si votre partenaire est infidèle, il n’y a absolument rien que vous puissiez faire, car il s’agit de son comportement. Si la personne ne décide pas de changer, ça risque de continuer. L’un des problèmes majeurs avec un tel comportement, parce qu’il faut le faire à temps plein quand même, ça enlève du temps à vos enfants. On s’entend que si vous voulez sauter tout ce qui bouge, vous n’aurez pas le temps de vous occuper de vos enfants et sachez que ces derniers voient votre comportement et ils risqueront de l’imiter… Ainsi, le cercle vicieux n’est point brisé et peut-être qu’il ne le sera jamais.

Finalement, pourquoi les Burundais et Burundaises paraissent être infidèles ? Je ne saurai vous dire. Probablement que vous avez des réponses et je serais ravi de les recevoir afin de mieux comprendre ce comportement qui fait des ravages apparemment.

Avant qu’on se quitte, permettez-moi un commentaire ; j’en ai marre de voir des meufs qui se plaignent de l’infidélité des Burundais pendant qu’elles couchent avec des hommes mariés ! Votre hypocrisie m’emmerde au plus haut degré ! Y en a marre putain ! Ainsi, s’il vous plait, corrigez vos comportements et après vous aurez le droit de vous plaindre sur le sujet. En attendant… VOS GUEULES ! Merci.

Enfin, ce n’est que mon humble avis.

Sur ce, merci pour votre attention et rappelez-vous que sourire est un cadeau du ciel, alors veuillez sourire autant que vous pouvez et je vous souhaite de passer une bonne journée.

Freeman. B

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